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Et si tu te foutais (enfin) la paix ?

(Lettre à celles qui en ont marre de devoir être fortes, belles, productives et sages. Et aux hommes aussi, mais il faut bien le dire, vous êtes beaucoup plus nombreuses à me lire.)



Chaque matin, tu te réveilles avec une armée d’injonctions en embuscade. Mange sain. Bois de l’eau. Médite. Sois douce. Sois mince. Sois efficace. Sois lumineuse. Reste mystérieuse, mais sois présente. Sois naturelle, mais surtout pas négligée. Sois forte, mais pas trop. Sois sensible, mais pas émotive. Sois libre, mais fais réponds aux besoins des autres.


Tu respires un bon coup. Tu souris à la glace. Tu ajustes, bien souvent sans t’en rendre compte, un masque, même inconscient. Parce qu’on t’a dit que « la vie, c’est ça ».

Sauf que au bout d’un moment, à l’intérieur, ça brûle. Tu te consumes littéralement. Ta santé, ton sommeil, ton énergie finissent par flancher.


Le pire ? C’est que même dans le monde du développement personnel, censé t’émanciper, tu retrouves la pression. Il ne faut pas seulement aller bien, il faut aller mieux. Toujours. Être alignée, consciente, guérie, vibrante, solaire… un vrai taf à plein temps.

Alors je te pose la question :

Et si tu te foutais la paix ?

Juste une fois. Juste une journée. Juste pour voir.


Le mieux devient parfois l’ennemi du vivant

Tu t’étais dit que tu allais « travailler sur toi », guérir tes blessures, apprendre à respirer par le ventre et aligner tes chakras à la pleine lune. Mais au lieu de la paix, tu as trouvé une nouvelle forme de performance…Encore un masque. Version spirituelle cette fois.

Tu ne veux plus de tout ça. Tu ne veux plus « bien vivre ta colère » ou « poser des limites de manière bienveillante ». Tu veux hurler. Pleurer. Grogner. Être aimée quand tu es moche, défaite, désespérée. Tu veux qu’on te voie vraiment.

Tu veux être vulnérable – sans devoir t’en excuser. Tu veux pouvoir ressentir tout ce qui se passe en toi sans devoir t’excuser ou comprendre le pourquoi du comment.

Juste vivre et parfois trébucher. Et recommencer !

C’est ça, la vie !

Rire, pleurer, aimer, détester, ressentir de la joie, de la colère, de la peur, de l’élan, du vide, de tout.

Et très clairement : stop au besoin de devoir analyser le comment du pourquoi de chaque émotion avant de l’exprimer. Peut-être que ça vient de toi, peut-être de l’autre, peut-être d’une vie antérieure, de tes lignées, de ton karma, de la pleine lune…Ou de la dernière licorne qui trottine à côté de la comète du téton gauche.

Stop. Juste stop. Ressens, et c’est tout.

 

L’émotion patriarcale : cache ce que tu ressens, ça dérange

Je sais pas toi, mais perso, en tant qu’enfant des années 80, on ne m’a pas vraiment appris à reconnaître mes émotions.(Enfin… si, peut-être la honte et la culpabilité. Ces deux-là, je les connais bien.)

Millennials, Gen X, boomers… peu importe le badge générationnel, on est nombreuses à ne pas avoir eu de vraie éducation émotionnelle.

Moi, en tout cas, j’ai grandi en ressentant tout.Tout. Tout le temps. Au point qu’on aurait pu m’inscrire au Guinness des records émotionnels.

Bref !

On t’a appris à contenir. À faire comme si.

La tristesse, tu la ranges.

La colère, tu la maquilles.

La peur, tu la transformes en humour ou en silence.

Et quand tu ressens tout trop fort, on t’étiquette : excessive, sensible, instable, bizarre…

Alors que peut-être… tu es juste profondément vivante.

Tu es humaine mais parfois avec l’âme à vif, peut être hypersensible ou carrément HPE.

Et dans ce monde en burn-out émotionnel qui ne sait pas du tout ou il va !

Un monde complètement perdu où l'on se demande si l’humanité à part entière n’est pas en train de perdre pieds !

C’est toi qu’on traite d’exagérée. Un comble !

 

Et si ta vulnérabilité était une super-force déguisée ?

Et si, à partir d’aujourd’hui, tu faisais de ta sensibilité ton superpouvoir ?

Sans chercher à la contenir. Sans tenter de l’analyser.

Juste l’accueillir.

Tu serais fière d'’avoir osé, d’avoir été toi, pleinement.

Ce trop-plein, c’est ton baromètre intérieur, ta boussole, ton art.

Big up aux artistes, même ceux qui ne créent qu’une fois tous les 10 ans.

Nous sachons. 🎨


Et si ta façon de ressentir le monde intensément était précisément ce qui t’enracine dans le vrai ?

Même si c’est loin des normes. Même si ça déborde. Même si ça dérange.

 

Se foutre la paix, ce n’est pas fuir. C’est revenir à soi.

Se foutre la paix, c’est dire non sans justification.

C’est pleurer sans raison. Rire à gorge déployée.

Ressentir de la joie, sourire sans raison.

Râler quand c’est trop et taper du pied s’il le faut.

C’est dormir trop ou trop peu. Manger lentement. Marcher sans but.

C’est faire l’amour avec tendresse ou ne pas le faire du tout.

C’est ne rien accomplir de grand… mais se sentir bien.

Ce n’est pas baisser les bras.

C’est baisser le masque.

C’est refuser de faire entrer ton âme dans un tableau Excel de productivité.

C’est faire la paix avec le silence, avec ton ventre qui gonfle quand il a peur, avec ton cœur qui cogne comme un tambour dès qu’il est ému.

  

Tu n’as pas besoin de t’améliorer. Tu as besoin de t’autoriser.

Arrête de chercher la version « plus calme », « plus fine », « plus alignée » de toi-même.

Toi, là, maintenant, dans tes contradictions, ton chaos, tes vagues intérieures… Tu es complète.

Oui, tu peux avoir mal. Oui, tu peux avoir peur.

Et non, tu ne dois pas t’excuser d’avoir des émotions profondes.

Ce n’est pas une faiblesse, c’est un superpouvoir.

C’est l’antidote au monde mort.

 

En conclusion :

Fous-toi la paix. Vraiment. T’as assez donné.

Fous-toi la paix avec ton passé, avec les attentes des autres et certaines des tiennes irréalistes.

Fous-toi la paix avec ton besoin de tout comprendre, avec ton besoin de tout contrôler.

Avec ton image, avec ton rôle, avec la femme que tu devrais être.

Fous-toi la paix et sois. Point.



 

Et toi, aujourd’hui, tu fais quoi pour te foutre la paix ?

 

PS :

Si tu n’y arrives vraiment pas, contacte moi. Je t’apprendrai à dire « Balek ».(Très belle expression de djeun’s que j’adore en cette année 2025…… qui, il faut bien le dire, nous passe toutes à la machine à laver version 14 000 tours minute.)


Avec toute ma compassion (et un soupçon de rébellion)

Mélanie

Art-thérapeute – Autrice – Naturopathe

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